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Weobia, Agence Internet et Digitale 360°

Lexique

Les 54 termes techniques qui reviennent dans nos pages, définis sans jargon. Les mots soulignés d'un pointillé dans le site renvoient ici.

A

Apache

Le serveur web historique, et encore l'un des plus répandus. Sa force est sa souplesse : chaque dossier peut porter ses propres règles dans un fichier .htaccess, et ses modules couvrent à peu près tous les besoins. Sur nos hébergements mutualisés, LiteSpeed le remplace : il gère mieux les processus PHP tout en lisant la même configuration.

Voir aussi Nginx Hébergement mutualisé

API

Porte d'entrée par laquelle deux logiciels se parlent sans intervention humaine. C'est ce qui permet à un site de consulter un stock, d'encaisser un paiement ou d'envoyer un e-mail en s'adressant à un service tiers plutôt qu'en le réimplémentant.

Voir aussi SaaS REST GraphQL gRPC

Architecture hexagonale

Organisation du code, aussi appelée « ports et adaptateurs », qui place les règles métier au centre et ne les fait dépendre de rien : ni du framework, ni de la base de données, ni du canal par lequel arrive la demande. Ces éléments deviennent des adaptateurs interchangeables, et le métier se teste sans serveur.

Voir aussi DDD TDD

Attaque par dictionnaire

Forme de bruteforce qui, au lieu d'essayer toutes les combinaisons, puise dans des listes de mots de passe probables : mots courants, prénoms, dates, et surtout ceux déjà divulgués lors de fuites de données. Beaucoup plus rapide, elle vient à bout des mots de passe réutilisés ou bâtis sur un mot connu. La parade : des mots de passe longs et propres à chaque service, et le blocage des tentatives répétées.

Voir aussi Bruteforce

B

Base de données

Logiciel qui range les informations d'un site — pages, comptes, commandes — et sait les retrouver rapidement. Un site vitrine peut s'en passer ; dès qu'il y a du contenu à gérer ou des utilisateurs, elle devient le cœur de l'application.

Voir aussi CMS

BDD

Développement piloté par le comportement. Avant d'écrire le code, on décrit le comportement attendu en scénarios rédigés en langage courant, que le métier lit et valide ; ces scénarios s'exécutent ensuite comme des tests automatisés, et forment une documentation qui ne peut pas mentir.

Voir aussi TDD DDD

Bruteforce

Attaque qui essaie les mots de passe les uns après les autres jusqu'à tomber sur le bon : toutes les combinaisons possibles ou, bien plus vite, les plus probables — c'est l'attaque par dictionnaire. Elle vise tout ce qui demande un identifiant : l'administration d'un site, une boîte e-mail, un accès distant. La parade : bloquer l'adresse qui accumule les échecs, avant que la patience ne paie.

Voir aussi Attaque par dictionnaire DDoS

C

CDN

Réseau de serveurs répartis géographiquement qui gardent une copie des fichiers d'un site — images, feuilles de style, scripts — et les servent depuis le point le plus proche du visiteur. Le gain porte sur le temps de chargement, et accessoirement sur la charge du serveur d'origine.

Voir aussi Reverse proxy

CMS

Système de gestion de contenu : l'interface par laquelle on écrit et modifie les pages d'un site sans toucher au code. WordPress est le plus répandu ; il en existe d'autres, et certains sites n'en ont pas besoin.

Voir aussi Base de données Headless

Conteneur

Paquet qui embarque une application et tout ce dont elle a besoin pour tourner, isolé du reste de la machine. Deux conséquences pratiques : ce qui marche sur le poste du développeur marche à l'identique en production, et deux applications aux dépendances incompatibles cohabitent sur le même serveur.

Voir aussi Docker Kubernetes Virtualisation

CQRS

Séparation du modèle qui écrit les données de celui qui les lit. L'écriture garde des règles strictes et un modèle riche, la lecture des vues taillées pour l'affichage, sans que l'un soit dégradé pour servir l'autre. Il ouvre souvent la voie à l'Event Sourcing.

Voir aussi Event Sourcing DDD

D

DDoS

Attaque par déni de service distribué : un afflux de requêtes venues de milliers de machines, destiné à saturer un site jusqu'à le rendre indisponible. La défense ne se joue pas sur le serveur lui-même mais en amont, sur le réseau qui filtre le trafic.

DKIM

Signature cryptographique apposée aux e-mails sortants d'un domaine, que le serveur destinataire vérifie grâce à une clé publiée dans le DNS. Elle prouve que le message n'a pas été modifié en route et qu'il vient bien du domaine annoncé.

Voir aussi SPF DMARC DNS

DMARC

Règle publiée dans le DNS qui dit aux serveurs destinataires quoi faire d'un e-mail dont le SPF et le DKIM ne concordent pas : le laisser passer, le mettre en indésirable, ou le rejeter. Sans elle, les deux mécanismes constatent la fraude sans que personne n'en tire de conséquence.

Voir aussi SPF DKIM DNS

DNS

Annuaire du réseau : il traduit un nom de domaine en adresse de serveur. C'est aussi lui qui indique où livrer les e-mails du domaine et qui porte les enregistrements de sécurité de la messagerie.

Voir aussi Nom de domaine MX

Docker

L'outil qui a rendu les conteneurs d'usage courant : il construit l'image d'une application, la stocke et l'exécute. Une image Docker se déploie à l'identique sur n'importe quelle machine qui sait la faire tourner.

Voir aussi Conteneur Swarm Kubernetes

E

Event Sourcing

Façon d'enregistrer les données qui conserve la suite des faits — commande créée, adresse modifiée, paiement reçu — plutôt que le seul état actuel, qu'on retrouve en les rejouant. Rien n'est écrasé : on sait ce qui a changé, quand et à l'initiative de qui. Utile là où l'histoire fait partie du métier.

Voir aussi CQRS DDD Base de données

G

GraphQL

Langage d'API dans lequel c'est le client qui décrit exactement les données dont il a besoin, en une seule requête, et le serveur renvoie cela et rien d'autre. Il convient aux interfaces dont chaque écran assemble des données venues de plusieurs endroits.

Voir aussi API REST gRPC

gRPC

Protocole binaire d'échange entre services. Le contrat est écrit une fois, et le code client comme le code serveur en sont générés dans chaque langage ; les messages, compacts, transitent sur HTTP/2. Rapide entre serveurs, il n'est en revanche pas appelable directement depuis un navigateur.

Voir aussi API REST GraphQL HTTP

H

HAProxy

Répartiteur de charge placé devant plusieurs serveurs applicatifs. Il distribue les requêtes entre eux, vérifie en continu qu'ils répondent et retire du service celui qui tombe, sans que le visiteur s'en aperçoive. Sobre et très rapide, c'est une pièce classique de la haute disponibilité.

Voir aussi Reverse proxy Nginx Traefik

Headless

Architecture qui sépare la gestion du contenu de son affichage. Le CMS ne sert plus que d'interface d'édition et livre le contenu par une API ; un site distinct, souvent pré-généré, se charge de l'afficher. Les rédacteurs gardent l'outil qu'ils connaissent, et le site devient plus rapide et plus difficile à attaquer.

Voir aussi CMS API

HTTP

Protocole par lequel un navigateur demande une page à un serveur et reçoit sa réponse. Il circule en clair : tout ce qui transite peut être lu ou modifié par un intermédiaire, ce que corrige sa version chiffrée.

Voir aussi HTTPS

HTTPS

HTTP chiffré par TLS. Le contenu échangé devient illisible pour un intermédiaire, et le visiteur a la garantie de parler au bon serveur. Les navigateurs signalent aujourd'hui comme « non sécurisé » tout site qui ne l'utilise pas.

Voir aussi HTTP SSL

I

IMAP

Protocole de consultation des e-mails qui les laisse sur le serveur : les messages, dossiers et lectures restent synchronisés entre le téléphone, l'ordinateur et le webmail. C'est ce qu'on veut dès qu'on relève son courrier depuis plusieurs appareils.

Voir aussi POP SMTP Webmail

K

Kubernetes

Orchestrateur de conteneurs : il décide sur quelle machine chaque conteneur tourne, les redémarre quand ils tombent et ajuste leur nombre selon la charge. Il répond à un besoin d'échelle ; en deçà, il ajoute surtout de la complexité.

Voir aussi Conteneur Docker Swarm

M

Microservices

Architecture qui découpe une application en petits services indépendants, chacun chargé d'un domaine et déployé séparément, qui se parlent par API. Elle résout des problèmes réels — faire évoluer une partie sans toucher au reste — et en crée d'autres : plus de réseau, plus de pannes partielles, plus d'outillage. Un monolithe bien découpé reste souvent la bonne réponse.

Voir aussi Monolithe API DDD Conteneur gRPC

Monolithe

Application construite et déployée d'un seul bloc : un seul code, une seule mise en production. Ce n'est pas un défaut en soi — moins de réseau, moins de pannes partielles, moins d'outillage. Découpé en domaines bien séparés, il reste souvent la bonne réponse, et le passage aux microservices se justifie par un gain précis, pas par principe.

Voir aussi Microservices DDD

MX

Enregistrement DNS qui désigne le serveur chargé de recevoir les e-mails d'un domaine. Changer d'hébergeur de messagerie, c'est d'abord changer cet enregistrement.

Voir aussi DNS SMTP

N

Nginx

Serveur web et reverse proxy conçu pour tenir un très grand nombre de connexions simultanées avec peu de mémoire. Placé devant une application, il porte le certificat, compresse les réponses, sert les fichiers statiques et permet de passer d'une version à la suivante sans coupure.

Voir aussi Reverse proxy Apache HAProxy Traefik

Nom de domaine

L'adresse d'un site, telle qu'on la tape ou qu'on la dicte. Il ne s'achète pas : il se loue par périodes auprès d'un bureau d'enregistrement, et c'est la personne ou la société inscrite comme titulaire qui en dispose.

Voir aussi DNS

P

POP

Protocole de relève des e-mails qui télécharge les messages puis, le plus souvent, les efface du serveur. Simple, mais mal adapté à plusieurs appareils : ce qui est lu sur l'un reste non lu sur les autres.

Voir aussi IMAP SMTP

R

Repository

Intermédiaire par lequel le code métier lit et enregistre ses données sans savoir où elles se trouvent. Le domaine déclare ce dont il a besoin, dans ses propres mots — « les dossiers en attente de validation » —, et l'infrastructure fournit l'implémentation : base de données, service distant ou fichier.

Voir aussi DDD Architecture hexagonale Base de données

Responsive

Se dit d'un site dont la mise en page s'adapte à la taille de l'écran, du téléphone au grand moniteur. Ce n'est plus une option : la majorité des visites se fait depuis un mobile, et Google évalue les sites sur cette version.

Voir aussi SEO

REST

Le style d'API le plus répandu. Chaque ressource — un client, une commande, une facture — a son adresse, et les verbes du protocole HTTP disent ce qu'on en fait : lire, créer, modifier, supprimer. Compris par n'importe quel langage ou partenaire, c'est le choix naturel d'une API publique.

Voir aussi API HTTP GraphQL gRPC

Reverse proxy

Serveur placé devant un ou plusieurs autres, qui reçoit les requêtes et les redistribue. C'est le bon endroit pour terminer le chiffrement, mettre en cache, répartir la charge et filtrer ce qui n'a pas à atteindre l'application.

Voir aussi CDN HTTPS Nginx HAProxy Traefik

RGPD

Règlement européen sur la protection des données personnelles. Il impose de savoir quelles données on collecte, pourquoi, combien de temps on les garde, et de pouvoir le démontrer — le consentement aux cookies n'en est que la partie visible.

S

SaaS

Logiciel utilisé comme un service en ligne, par abonnement, sans rien installer ni maintenir soi-même. L'éditeur gère les serveurs, les sauvegardes et les mises à jour ; en contrepartie, les données vivent chez lui.

Voir aussi API

SEO

Référencement naturel : l'ensemble de ce qui fait qu'un site apparaît dans les résultats de recherche sans acheter de publicité. Cela tient au contenu, à la structure technique du site et à sa réputation, dans cet ordre d'importance.

Voir aussi Responsive

Serveur privé

Environnement isolé taillé dans une machine physique dont il partage le noyau : on parle de conteneur système. Ses ressources lui sont dédiées et on y choisit sa configuration, pour moins cher qu'un serveur virtuel ; en contrepartie, tout ce qui touche au noyau lui est fermé, Docker compris.

Voir aussi VPS Serveur dédié Hébergement mutualisé

SMTP

Protocole d'envoi des e-mails, de l'expéditeur au serveur puis de serveur à serveur. Un formulaire de contact qui n'arrive pas est presque toujours un problème de configuration à ce niveau.

Voir aussi IMAP POP SPF

SPF

Liste, publiée dans le DNS, des serveurs autorisés à envoyer des e-mails au nom d'un domaine. Elle permet au destinataire d'écarter les messages expédiés depuis ailleurs sous votre identité.

Voir aussi DKIM DMARC DNS

SSL

Le chiffrement qui protège les échanges entre le navigateur et le serveur, et qui atteste l'identité du site. « SSL » désigne encore couramment ce que la norme appelle TLS depuis longtemps ; c'est le même sujet, et le certificat en est la pièce visible.

Voir aussi HTTPS

Swarm

Orchestrateur intégré à Docker : il répartit les conteneurs sur plusieurs machines, les redémarre ailleurs si l'une tombe et gère les montées de version sans coupure. Il fait moins de choses que Kubernetes, et c'est son intérêt pour la plupart des projets : moins de pièces mobiles, moins de choses à comprendre le jour où quelque chose casse.

Voir aussi Docker Kubernetes Conteneur

T

TDD

Développement piloté par les tests : le test s'écrit avant le code. Il échoue, on écrit le minimum qui le fait passer, puis on range. L'intérêt tient à l'ordre des questions — dire ce que le code doit faire avant de décider comment — et le code obtenu est testable par construction.

Voir aussi BDD Architecture hexagonale

Traefik

Reverse proxy pensé pour les conteneurs. Il découvre seul les services qui démarrent, leur route le trafic, obtient et renouvelle leurs certificats, et cesse d'envoyer des requêtes à un conteneur qui ne répond plus : une mise en ligne ne demande aucune configuration à la main.

Voir aussi Reverse proxy Nginx HAProxy Docker Swarm

U

Usine logicielle

Chaîne d'outils qui mène le code du poste du développeur à la production sans geste manuel : dépôt et relecture des modifications, intégration continue qui lance les tests et les analyses, construction des livrables — souvent des images Docker — puis déploiement. Chaque modification suit le même chemin, dans le même ordre, et ce qui casse est repéré avant d'atteindre les utilisateurs.

Voir aussi Docker TDD

V

Value Object

Type dédié à une donnée métier — une adresse e-mail, un IBAN, un montant — qui porte sa propre règle de validité : l'objet ne peut pas exister s'il n'est pas valide. On cesse de faire circuler des chaînes et des nombres nus que chaque fonction devrait revalider, et celle qui l'oublierait ne fait plus de trou.

Voir aussi DDD

Virtualisation

Découpage d'une machine physique en plusieurs machines virtuelles, chacune avec son système et ses ressources propres. C'est ce qui rend possible de dédier un serveur à un client sans lui dédier le matériel entier.

Voir aussi Conteneur Serveur dédié

VPN

Tunnel chiffré entre un poste et un réseau distant, qui donne accès aux ressources internes comme si l'on était sur place. C'est la façon habituelle d'ouvrir un système d'information au télétravail sans l'exposer à Internet.

VPS

Serveur virtuel : une machine virtuelle taillée dans un serveur physique, avec son propre système, son propre noyau et des ressources qui lui sont garanties. On y a la main sur tout, Docker compris, comme sur un serveur dédié et pour une fraction du prix. À ne pas confondre avec le serveur privé, qui partage le noyau de la machine hôte.

Voir aussi Serveur privé Virtualisation Docker Serveur dédié

W

Webmail

Consultation de sa messagerie depuis un navigateur, sans logiciel installé. Pratique en déplacement ou sur un poste qui n'est pas le sien ; il s'utilise en parallèle d'un client de messagerie, pas à sa place.

Voir aussi IMAP

Ce lexique couvre le vocabulaire employé sur ce site. Pour une exploration plus large du vocabulaire numérique, voir le lexique digital de Deegitaliz.

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